Le pouvoir de la confiance
Une enquête réalisée par PwC, a montré que 55% des chefs d’entreprise pensent qu’un manque de confiance est une menace pour la croissance de leur organisation. Cette même enquête montre que finalement peu d’entre eux ont œuvré pour accroître la confiance au sein de leur organisation. Par où commencer étant leur frein principal.
Une découverte fondamentale faite par un docteur en économie, prix Nobel dans sa catégorie en 2002 du nom de Vernon Smith, va nous permettre de revisiter complètement notre perception de la confiance.
Pourquoi deux personnes se font elles confiance au premier regard ? Qu’est-ce qui nous détermine à avoir confiance « naturellement » alors que nous ne connaissons pas l’autre ? En fait, la réponse est dans le comment.
En effet, Vernon Smith a démontré dans ces travaux, que l’ocytocine était directement impliquée dans la reconnaissance sociale et la confiance. Or, cette découverte est cruciale car l’on sait mesurer le taux d’ocytocine dans le sang. L’ocytocine est en effet bien connue comme le composé chimique synthétisé dans le cerveau par l’hypophyse particulièrement chez les femmes enceintes, ou lors de l’accouplement sexué et de l’orgasme. C’est pour cela qu’elle est souvent rebaptisée, à tort d’ailleurs, « hormone du bonheur ». L’ocytocine a aussi pour particularité, d’inhiber la peur et l’agressivité.
En se basant sur cette découverte, Paul J Zack et le CNS (Center for Neurosciences Studies) ont pendant 10 ans cherché à démontrer par des travaux d’abord sur des rats puis sur l’homme quels pouvaient être les inhibiteurs et les promoteurs d’ocytocine. Vous trouverez les résultats scientifiques de cette étude en fin d’article. En voici, les résultats :
L’étude fait la comparaison entre un salarié placé dans un environnement dit de « confiance haute » (High Trust) vs un salarié placé dans un environnement dit de « confiance basse » (Low Trust). Voici ce qui a été mesuré en moyenne :
- Il y a 74% moins de stress chez le salarié évoluant dans l’environnement « High Trust »
- Le salarié dans l’environnement « High Trust » a deux fois plus d’énergie au travail (106%)
- Ce dernier génère 50% de productivité supplémentaire
- Le salarié dans l’environnement « High Trust » génère 13% de jours maladie en moins
- Le taux d’engagement soit le taux de fidélité d’un salarié en « High Trust » pour son entreprise est 76% plus élevé que le salarié placé dans des conditions dites de « Low Trust »
- Le niveau d’épuisement d’un salarié en condition « High Trust » est 40% plus faible
Même si la mesure de ces résultats est basée sur l’auto déclaration du salarié, on constate que l’effet de la confiance sur le rendement au travail, l’attachement à l’entreprise et la santé est très puissant !
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